sagas familiales
La Lectrice

Deux sagas familiales pour les fans de secrets de famille

S’il y a un genre littéraire que j’affectionne tout particulièrement, c’est bien celui des sagas familiales, ces romans fleuves qui nous plongent au cœur de familles qui ont accumulé bien des secrets au fil des générations. C’est bien simple ; quand j’ai un coup de mou et que je ne sais plus quoi lire, les sagas familiales sont pour moi de vrais refuges.

Vous connaissez sans doute maintenant mes coups de cœur pour la série des Déracinés de Catherine Bardon, d’Etés anglais d’Elizabeth Jane Howard ou dans un genre plus contemporain pour la série des Crocodiles de Joséphine Cortès de Katherine Pancol…

Aujourd’hui, je vous parle de deux sagas contemporaines que j’ai adoré découvrir ces dernières semaines, et qui m’ont touchée chacune à leur façon !

Le Chant de la rivière ; Hannah Richell

En grande amatrice des romans du Cercle Belfond, j’ai craqué début avril pour Le Chant de la rivière d’Hannah Richell. J’avais adoré son précédent roman paru dans la même collection, Les Secrets de Cloudesley, une saga familiale anglaise au titre évocateur…

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Vous savez sans doute à quel point je suis fan des histoires au beau milieu de la campagne anglaise… c’est particulièrement le cas en cette période où les frontières sont fermées et où je n’ai qu’une envie : prendre un Eurostar et retourner outre-manche !

Une saga au beau milieu de la lande anglaise

Le Chant de la rivière est une de ces sagas familiales anglaises qui m’a de suite enchantée : l’auteure a de suite su m’emporter au beau milieu de la campagne anglaise, dans un manoir caché au milieu des collines verdoyantes bordées de petits ruisseaux. Mais derrière ce cadre enchanteur, de nombreux secrets de famille ont terni l’image de la maison de famille idyllique…

C’est Sonia de Books, Moods and More (dont je suis précieusement les recommandations) qui a achevé de me convaincre de me tourner vers ce roman. Si vous avez envie de romans qui vous feront voyager, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur son blog

Une famille déchirée après des années de silence

S’il y a bien une chose qui distingue les sœurs Sorrell, c’est leur caractère. Eve, Lucy et Margot n’ont rien de comparable, et ne se sont pas vues depuis longtemps. Mais l’annonce du mariage imminent de Lucy pourrait bien les rassembler. Pourquoi tant de hâte pour ces noces ?

En revenant à Windfalls, chez sa mère, romancière à succès, Margot ne s’attend pas à un accueil des plus chaleureux. La maison est chargée de souvenirs douloureux et elles se sont quittées sur un gros malentendu. Sauront-elles réussir à passer outre, ou à enfin crever l’abcès ?

Tous les ingrédients de la parfaite saga sont réunis pour vous tenir en haleine : des personnages attachants au caractère bien trempé, des secrets enfouis depuis des années, un cadre romantique à souhait et des rebondissements en pagaille. L’auteure a décidé de se confronter à des sujets difficiles, mais sans jamais tomber dans le pathos. J’ai apprécié être surprise à de nombreuses reprises, quand on pourrait souvent reprocher à ce genre de romans d’être cousus de fil blanc.

Le Chant de la rivière est un roman délicat et rempli d’émotions sur une famille qui s’est déchirée à cause de nombreux malentendus. Le cadre aussi romantique que parfois mystérieux opère un charme fou. Une lecture ensorcelante à coup sûr !

 

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Frangines ; Adèle Bréau

D’Adèle Bréau, je n’avais lu que L’Odeur de la colle en pot il y a quelques années, qui fut un gros coup de coeur. J’avais tout aimé de ce roman d’apprentissage qui nous plongeait au beau milieu des années 90, avec toutes les références générationnelles qui allaient avec. Cette année, l’auteure revient avec Haute saison, un roman contemporain qui mêle les destins de vacanciers rassemblés par le hasard des choses dans un complexe hôtelier du Sud-Ouest. Je vous en parlais déjà l’autre jour, car il fait partie de ma wishlist du moment et j’ai hâte de le découvrir !

Il y a quelques jours, en proie à un début de panne de lecture (l’angoisse suprême de tout grand lecteur), j’ai voulu me tourner vers une valeur sûre. J’ai donc sorti l’une des dernières sagas familiales de ma PAL, à savoir Frangines.

Trois sœurs et des secrets de famille

Comme dans le roman d’Hannah Richell, on suit ici une fratrie de trois sœurs que tout sépare, et qui sont pourtant indissociables. Elles prennent vite la mouche mais se comprennent sans avoir besoin de finir leurs phrases, et les voir rassemblées, c’est l’assurance de journées à les entendre rire, hurler ou pleurer. Jeanne a l’habitude de voir ses filles aussi heureuses qu’agacées d’être réunies. Mathilde, l’aînée est aussi susceptible qu’égocentrique, Violette sensible que fragile et Louise, la benjamine née des années plus tard, aussi timide que coriace.

Chaque été, elles se retrouvent toutes les trois pour quelques semaines à La Garrigue, la maison de famille à St Rémy de Provence, où Jeanne a décidé de vivre à l’année pour ses vieux jours. Mais depuis qu’Yves, son mari, l’a quittée pour la pharmacienne, l’équilibre de la famille a vacillé. Et chacune des filles cache de vieilles rancœurs, qui pourraient bien exploser dans cette maison qui pourrait bientôt ne plus être la leur…

Le roman idéal de l’été

Adèle Bréau nous propose un roman tendre et juste sur une famille qui s’aime mais ne sait parfois plus comment se le dire. Avec trois sœurs qui sont aussi attendrissantes qu’elles sont pleines de défauts et de mauvaise foi, elle montre la force des liens familiaux comme celle des secrets qui peuvent les entacher, parfois pour des broutilles.

Frangines est le roman que j’aurais adoré découvrir cet été au bord de la plage, en savourant les odeurs et les bruits si caractéristiques du Sud. Un roman à la fois drôle et touchant qui rappelle les étés interminables de l’enfance, les grandes tablées, les siestes au frais et le sable qui colle aux pieds. Une fois encore, Adèle Bréau signe un roman qui fait autant de bien qu’il nous plonge dans une certaine nostalgie !

Bonne nouvelle : il sort justement cette semaine au Livre de Poche. Vous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas le glisser dans votre sac de plage cet été !

7 Comments

  • Cécile

    Il a quelques années, j’ai découvert la trilogie d’Anne-Marie Garat « dans la main du diable, L’Enfant des ténèbres et Pense à demain » . Au départ c’est la couverture qui m’a intriguée et rapidement « dans la main du diable » m’a envoûté des les premières pages et emmené dans la quête de l’héroïne , Gabrielle, à la poursuite d’un amour de jeunesse disparu. À l’approche de la tragédie de la première guerre mondiale ,l’auteur nous dépeint une belle fresque de cette époque avec clins d’œil et images poétiques .J ‘ai rarement lu un roman de cette ampleur , aussi bien écrit, .J’ ai eu du mal à quitter ses 1230 pages et je me suis précipitée pour découvrir la suite de cette saga. J’ai adoré ce livre qui m’a fait découvrir Anne-Marie Garat. L’ambiance est merveilleusement décrite, les personnages ont tous des caractères forts et attachants.

    • Laroussebouquine

      On m’en a déjà parlé mais j’avoue n’y avoir jamais tellement prêté attention… il faudrait que je regarde ça de plus près !

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