le train des enfants de Viola Ardone
La Lectrice

Coup de cœur pour Le Train des enfants de Viola Ardone

En ce début d’année, s’il y a bien un roman étranger qui me tentait, c’était Le Train des enfants de Viola Ardone. Ce roman historique venu d’Italie a apparemment déjà connu un très grand succès dans de nombreux pays, et cela m’a rendue curieuse. J’ai finalement dévoré ce roman en quelques heures à peine, et je vous en parle avec plaisir aujourd’hui.

Un aller simple pour l’Italie

A défaut de pouvoir beaucoup voyager ces temps-ci, Le Train des enfants permet de décoller tout droit vers l’Italie en quelques pages. L’auteure nous transporte d’emblée dans les ruelles de Naples d’après-guerre, où les hivers sont froids et les étés brûlants.

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Amateurs de gastronomie italienne, ce roman ne pourra également que vous plaire ! Ce roman regorge de spécialités du Nord et du Sud de l’Italie et ne donne qu’une envie : aller à la table d’une bonne trattoria, même pour une fille qui n’aime pas le fromage comme moi !

L’histoire d’un exode

Le Train des enfants, c’est l’histoire d’un fait historique très peu connu en France. A la fin de la guerre, en 1946, l’Italie du Sud est très pauvre, et des associations communistes proposent d’envoyer des enfants de familles désargentées du Sud vers le Nord. Ils seront accueillis quelques mois par d’autres familles, où ils seront logés et nourris gratuitement, par solidarité.

Amerigo Speranza a huit ans quand sa mère le confie aux communistes – et c’est un vrai événement. Dans le quartier, on lui dit qu’on va l’envoyer vers la Russie, qu’on lui coupera les mains ou la langue, ou bien pire encore. Bien triste de quitter son Antonietta et son basso, Amerigo part pour Modène et va faire la connaissance d’une nouvelle famille.

J’ai beaucoup aimé découvrir cette partie de l’histoire de l’Italie, qui montre également combien le pays était fracturé entre régions qui ne partagent pas le même héritage.

Un amour manqué

Dans sa nouvelle région, Amerigo découvre une nouvelle vie : un quotidien où il n’a ni froid ni faim, une nouvelle école et la musique. Alors que le printemps se rapproche, son retour à Naples se profile. Mais le petit garçon est alors déchiré entre l’amour pour ses deux familles…

Viola Ardone raconte avec beaucoup d’émotion le destin d’un petit garçon face à une mère qu’il ne sait plus comment aimer, quand celle-ci a été prête à le laisser partir pour lui offrir un vie plus douce le temps de quelques mois.

“Ameri’, parfois ceux qui te laissent partir t’aiment plus que ceux qui te retiennent.”

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman qui nous plonge dans la psychologie d’un petit garçon terriblement attachant, déchiré entre deux familles. Le Train des enfants est un roman bouleversant mais aussi rempli d’humour, porté par un personnage brut de décoffrage, plus habitué aux torgnoles qu’aux câlins.

Si vous êtes attiré par l’Italie, que vous aimez les romans historiques et les romans d’apprentissage, foncez pour ce roman fort en émotions ! Le Train des enfants de Viola Ardone est un de ces romans qui font rire et pleurer, et marquent forcément son lecteur. Un roman à offrir à toutes les générations !

Merci aux éditions Albin Michel qui m’ont permis de découvrir ce roman en avant-première.

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