Revue : These Days are Ours – Michelle Haimoff

Revue : These Days are Ours - Michelle Haimoff

Titre : These Days are Ours

Auteur : Michelle Haimoff

Editions : Penguin

Date de Parution : 2012

Nombre de pages : 275

Quatrième de couverture : Le livre étant paru aux Etats-Unis et n’étant pas encore sorti en version française il me semble (je ne sais pas s’il le sera un jour), j’ai essayé de traduire la quatrième de couverture originale en français. Je tiens par avance à m’excuser si la traduction est mauvaise !

Hailey et ses amis sont jeunes, riches et beaux. Ils ont le monde à leurs pieds – mais c’est bien là le problème. Six mois ont passé depuis le 11 septembre et New York est toujours sous le choc, mais pour Hailey la vie semble continuer de la même façon qu’avant. Elle est toujours aussi follement amoureuse de Brenner et il ne lui envoie toujours que des signaux mitigés en retour. Elle est toujours coincée à vivre dans le penthouse de sa mère de la Cinquième Avenue, incapable de trouver un travail malgré son diplôme hors de prix. Sa famille est plus tiraillée que jamais et ses amis de confiance continuent à faire la fête tous les soirs comme s’ils étaient toujours étudiants.

Mais juste au moment où Hailey se lasse de plus en plus d’une vie de fêtes bling-bling, elle rencontre Adrian. Il est totalement différent de son type habituel de fréquentations mais il est peut-être justement ce dont elle a besoin…

Mon avis : Si l’on en suit le résumé, en ouvrant ce livre, on s’attend à un mélange assez original entre une romance contemporaine, un peu de chick-lit, mais en même temps un sujet assez sérieux, puisque toute l’histoire se déroule sur fond d’attentats du 11 novembre 2001 à New York. C’est d’ailleurs ce qui m’avait motivée à ouvrir ce livre – je m’attendais, pour faire simple, à un mix entre Gossip Girl et un reportage type portrait de New York en 2002. Dans un sens, je ne m’étais pas totalement trompée. Dès le début du livre, on suit Hailey, jeune fille très riche, dans des soirées mondaines et ce genre de choses. De plus, elle ne cesse de parler des événements du 9/11, ce qui montre à quel point cela a pu choquer.

Je suis restée perplexe en lisant comme en renfermant ce livre. A vrai dire, il s’agit de ce genre de livres dont vous ne savez pas si vous êtes en mesure de dire si vous l’avez aimé ou non. Assez perturbant en somme.

J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Les personnages ne m’attiraient pas du tout, je les trouvais froids, énervants, et on ne rentrait dans la personnalité d’aucun. Je me suis même demandée au bout d’un moment si je n’allais pas abandonner ma lecture tant j’étais déçue… Et puis, finalement, quelque chose m’a donné l’envie de continuer. J’ai alors compris que c’était justement l’objectif de la narratrice de rester en dehors des personnages pour montrer un milieu assez froid et d’apparences justement. Quand elle nous livre une vraie introspection dans le personnage d’Hailey, j’ai alors compris plus de choses : on voit soudain combien l’argent est dérisoire et n’apporte ni le bonheur, ni la cohésion dans la famille, ni la sincérité, ni l’amour (ni le travail, finalement). Hailey s’ennuie, elle déprime même. On comprend petit à petit que d’extérieur, elle donne l’impression d’avoir tout pour être heureuse, mais c’est tout le contraire. Chez elle, tout va mal.

Par la suite, on comprend aussi l’importance de la trame de fond : New York, six mois après l’attentat du World Trade Center. C’est en quelque sorte la première fois que les Etats-Unis sont attaqués de manière aussi frontale, et on peut en saisir l’impact chez tout le monde, même chez Hailey. Celle-ci, comme ses amis, est très perturbée par ces événements. A la fois pour la dimension symbolique : on a pu attaquer les Etats-Unis, aussi elle se sent menacée chaque jour, hésitant à prendre le taxi ou le métro, mais aussi vis-à-vis de tous les morts. Enfin, ce qui la perturbe sans doute le plus, c’est que malgré tout cela, la vie continue. C’est ce que dit l’auteur à la toute fin du livre dans un entretien qui a beaucoup éclairé ma lecture :

« I generally don’t like 9/11 themes in fiction. I always felt like they added false gravity to books that couldn’t hold their own. My takeaway from 9/11 was not how much New York City had changed, but how much it hadn’t. Within days, the transportation system was mostly back on track, television programming returned to normal, and people went to their jobs again. The tragedy to me was how quickly everyone got on with their lives. […] It seemed cruel that the world had not stopped moving. »

Finalement, je ne peux pas dire que ce livre ait été un coup de coeur, loin de là. Je me suis ennuyée à de nombreuses reprises et je pense que l’histoire était parfois trop déprimante pour moi (ce n’est pas un livre qui donne beaucoup d’espoir en l’homme de manière générale). Néanmoins, ce n’était pas une totale déception, car sous ses allures de fraîche romance, ce livre cherche réellement à faire réfléchir, et m’a appris beaucoup. Comme quoi, il n’y a pas que les coups de coeur dont on ne ressort pas indifférents !

(je dois ajouter pour finir que j’ai beaucoup aimé la couverture avec toutes les différentes photos, c’est aussi ça qui m’a attirée chez Gibert… -je suis faible.- ) Je ne conseillerais pas ce livre à des débutants en anglais, car honnêtement ce n’est pas le plus simple que j’ai lu. Je le conseillerais à des ados ou adultes avec le coeur bien accroché, qui cherchent quelque chose de nouveau, et qui n’ont pas peur de se prendre quelques claques en lisant.

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