Revue : Cosmétique de l’Ennemi – Amélie Nothomb

Revue : Cosmétique de l'Ennemi - Amélie Nothomb

Titre : Cosmétique de l’Ennemi

Auteur : Amélie Nothomb

Editions : Le Livre de Poche (1ère parution : Albin Michel)

Date de parution : 2001

Nombre de pages : 124

Quatrième de couverture : « Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime. La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. » C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas. »

Mon avis : Jérôme Angust est dans le hall d’un aéroport, il est en voyages d’affaires, mais son vol pour Barcelone a été retardé. Il attend, il lit. Un homme s’approche, et vient lui parler. Quitte à ne plus le lâcher, à lui raconter sa vie, à le suivre même quand Jérôme espère le semer. Il s’appelle Textor Texel, il est hollandais. Et c’est un criminel.

« -Que me demandez-vous, au juste ?

-De m’écouter.

-Il y a des psy, pour ça.

-Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désœuvrés tout disposés à m’écouter ? »

Ce livre, c’est 124 pages de dialogue, uniquement entre ces deux personnages. Textor Texel est bien déterminé à parler, et puisque Jérôme Angust ne peut pas s’en défaire, il finit par avoir une conversation avec lui, bien que très énervé. Or Textor Texel lui raconte tous ses méfaits, très platement. Son ton très décontracté en devient presque angoissant, au fur et à mesure qu’il raconte ses crimes. En face, Jérôme lui, est à la fois éberlué, et très agacé que cet homme le colle autant. Et pourtant, il n’est pas au bout de ses surprises, car l’homme a bien des révélations à lui faire…

Comme souvent en ouvrant un roman d’Amélie Nothomb, je ne savais pas trop dans quoi je me lançais. L’histoire va très vite, les personnages ne sont pas tellement présentés, ici on ne se concentre que sur leur dialogue. Si au bout d’un moment je commençais à me demander où allait l’histoire, je n’ai pas été déçue. Comme à chaque fois, Amélie Nothomb est incroyable pour retourner l’intrigue, lui faire prendre une dimension philosophique qu’elle ne semble pas avoir au premier abord. Le lecteur en ressort à la fois amusé, choqué, décontenancé et plus encore. C’est un livre qui laisse perplexe, plus qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas.

En somme, c’est donc une lecture originale, assez déroutante, mais qui se lit très vite. Si vous êtes en panne de lecture, ou que votre avion a du retard et que vous êtes coincé dans un aéroport…sait-on jamais…il pourrait très bien faire l’affaire.

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