Revue : Comment (bien) rater ses vacances – Anne Percin

Revue : Comment (bien) rater ses vacances - Anne Percin

Titre : Comment (bien) rater ses vacances

Auteur : Anne Percin

Editions : Rouergue

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 188

1er tome d’une trilogie : 

Tome 2 : Comment (bien) gérer sa love story

Tome 3 : Comment devenir une rock star (ou pas)

Quatrième de couverture : « Chers parents, Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J’espère que vous n’êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse.

Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m’envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c’est l’heure de ma piqûre d’héroïne.

Gros bisous, votre fils bien-aimé,

Maxime. »

Cet été, Maxime ne veut pas partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa mamie, pour glander devant l’ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes !

Mon avis : J’avais acheté ce livre au Salon du Livre et de la Jeunesse de Montreuil en novembre dernier, (en découvrant au passage la maison d’éditions Rouergue), notamment parce que la quatrième de couverture m’avait fait beaucoup rire. Du coup, en l’ouvrant ces jours derniers, je m’attendais à une lecture pleine d’humour et assez légère. Je n’ai pas été déçue du tout !

Il s’agit donc de l’histoire de Maxime, dix-sept ans. Il va rentrer en terminale, et cet été, il n’a pas du tout envie de suivre ses parents pour connaître les joies de la randonnée en Corse. Sa soeur non plus, d’ailleurs. Mais celle-ci a déjà une bonne excuse, elle partira avec une amie en colonie. Pour lui, ça se complique. Dernière excuse envisageable, se réfugier chez Mamie Lisette à Kremlin-Bicêtre. Là-bas, il se dit qu’au moins il sera au calme. Sauf que… Le calme, il n’en aura pas tellement. Dès le début de son séjour, de nombreux problèmes vont lui arriver et il se retrouve lors dans des situations complètement loufoques (mais un peu horribles quand même. On ne l’envie pas, ce pauvre Maxime !)

Le moins qu’on puisse dire en lisant ce livre, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Maxime se sort à peine d’une situation bien…merdique, clairement, qu’il lui arrive déjà autre chose. Très honnêtement, je n’ai rien vu de prévisible et c’est aussi ce que j’ai trouvé formidable avec ce livre ; j’ai eu l’occasion de le lire dans le métro, et je me suis retrouvée pas mal de fois à rire en plein milieu de la rame (à sept heures et demi du matin, ça peut faire bizarre je vous assure). Ce livre est rempli de références de tous les jours (de musique, de télévision, ou autres faits de société), et je pense que ces références sont quand même partageables par beaucoup de monde, aussi je conseillerais ce livre à un vraiment large public (jeunes adolescents comme adultes), car avec ce livre, tout le monde peut rire !

Je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce livre, car tout y est inattendu et je ne voudrais pas tout vous révéler d’avance, mais dans tous les cas, il s’agit d’un coup de cœur. Je trouve cela d’autant plus génial que je ne m’y attendais vraiment pas, je n’avais pas beaucoup d’attentes vis-à-vis de ce livre, j’espérais juste rire un peu… Aussi, quelle surprise ! Je pense que je vais très vite me ruer sur les deux prochains tomes… J’ai vraiment adoré la manière dont l’auteure écrit, on partage vraiment le point de vue de Maxime, et personnellement j’ai plus qu’aimé son personnage. Peut-être est-ce aussi parce que je me suis vraiment reconnue dans certaines de ses réflexions (je ne suis pas tellement plus vieille que lui non plus ! 😛 ). Je trouve que l’auteure a fait un travail fantastique pour retranscrire justement ce qu’un adolescent de son âge peut ressentir, et la manière dont il peut essayer de se débrouiller (sans forcément beaucoup de succès). Enfin, quant à l’histoire… Je ne reviens pas dessus, mais vraiment… Un pur régal.

Juste pour le plaisir, et en guise d’au revoir, je vous mets un petit extrait du début du roman (juste pour que vous voyiez pourquoi j’aime tant le style d’Anne Percin…)

« J’ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles. Quand vos enfants cessent de vous demander d’où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe à l’entrée du Super-U l’été dernier, c’est qu’ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l’avait lu à haute voix, avec l’air d’un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu’une réalité, c’était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d’hypermarché, entre la météo du jour et « Le Conseil de votre Poissonnier »… C’était l’été dernier à Biscarosse, et je me suis juré que ce seraient mes dernières vacances en famille. Du moins, jusqu’à ce que j’en fonde une moi-même à la force du poignet, et que je l’entretienne et la chérisse et la nourrisse à la sueur de mon front – autant dire le plus tard possible. »

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