Quand lire devient rébarbatif : Aux petits mots les grands remèdes – Michaël Uras

Quand lire devient rébarbatif : Aux petits mots les grands remèdes - Michaël Uras

Aux petits mots les grands remèdes ; Michaël Uras

Préludes

1er septembre 2016

384 pages

Quatrième de couverture : Alex a choisi d’exercer un métier peu commun : bibliothérapeute.
Il tente de soulager les maux de ses patients grâce à la littérature. Parmi eux, Yann, un adolescent malmené à l’école, qui refuse de s’ouvrir au monde, le cynique Robert Chapman, étouffé par son travail, qui a oublié comment parler à sa femme et Anthony Polstra, le célèbre joueur de foot qui refuse de s’avouer certaines de ses passions.
Mais si Alex se montre doué dans sa profession, il doit bien reconnaître que sa vie privée laisse à désirer…
La littérature pourra-t-elle aider le bibliothérapeute lui-même ?
La clef du bonheur se trouve-t-elle entre les lignes des ouvrages qu’il a tant aimés ?
En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et moderne qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

Mon avis : Il y a des fois où ça ne prend pas. J’avais demandé avec joie ce livre sur Netgalley il y a quelques semaines, mais il aura malheureusement eu raison de ma patience et de mes nerfs.

Quand lire devient rébarbatif : Aux petits mots les grands remèdes - Michaël Uras

J’ai attaqué ce roman avec pas mal d’attentes positives (même si je trouve la couverture affreuse), m’attendant à un contemporain léger, un peu feel-good, dans la tendance du développement personnel. Malheureusement, j’ai carrément abandonné ma lecture, chose que je fais très rarement.

Je crois que j’ai fait un rejet tout bêtement, allez savoir pourquoi. Je tournai les pages et c’était fade, voire énervant, alors j’ai juste arrêté de lire. Quitte à ne plus vouloir lire du tout. Or sachant que j’avais tout sauf envie de tomber dans la panne de lecture qui te prend quelques semaines, je suis tout de suite passée à autre chose.

C’est l’histoire d’un homme qui soigne les autres avec les livres. Son projet est de trouver LE livre qui fera écho en eux, les fera se sentir plus grands, comme guéris. C’est un peu fleur bleue, mais soit, j’ai voulu tenter ma chance moi aussi. Clairement, ce n’est pas ce livre là qu’il me fallait.

Je risque d’être assez méchante pour le coup, mais j’ai détesté le style de l’auteur : je l’ai trouvé à la fois fade et en même temps très pompeux, avec un narrateur absolument insupportable (pour moi). Dès les premières pages, j’ai trouvé qu’on allait de cliché en cliché et le bibliothérapeute me semblait absolument imbu de lui-même et complètement à côté de la plaque. J’ai essayé de persister, mais en voyant le portrait de ses patients, c’en était trop. Je sais que certains ont adoré ce bouquin et j’avoue que je ne sais toujours pas vraiment pourquoi la sauce n’a pas pris avec moi. J’adore les contemporains, je lis pas mal de romans feel-good en ce moment, mais celui-ci ne m’a fait ni chaud ni froid. Ou si : il m’a hérissé le poil et m’a donné envie de lire autre chose de suite.

Quelqu’un avait dit sur Livraddict « Sous ses airs érudits et prétentieux, le roman de Michaël Uras n’est en réalité rien de plus qu’un pétard mouillé ! ». J’avoue que j’avais trouvé ça très méchant à première vue…mais finalement je n’en pense pas moins.

C’est donc la chronique d’un loupé… Heureusement je reviens très vite avec une revue coup de cœur (petit teasing : c’est le nouveau prix Goncourt !)

14 commentaires sur “Quand lire devient rébarbatif : Aux petits mots les grands remèdes – Michaël Uras

  1. Ah mince, je suis désolée de savoir que tu n’as pas réussi à terminer ta lecture. Je comprends que tu ais eu du mal à le lire, avec le style de l’auteur. Du coup, comme tu n’as pas accroché, tu as eu raison de ne pas t’obliger à le finir. J’attends avec hâte ta lecture du nouveau prix Goncourt, que je n’ai pas lu, mais dont j’ai envie d’en savoir plus 😉

    1. Oui, quand parfois ça ne passe vraiment pas, je me dis que c’est bête de s’acharner !
      Par contre oui la revue qui suivra sera de loin plus élogieuse !

  2. Très intéressant ton billet ! ce que je trouve drôle c’est que c’est un livre qui est censé de « redonner goûté » à la lecture et que toi, grande liseuse, ça t’a fait l’effet inverse ! J’ai eu, à une époque, des périodes de « sécheresse littéraire » où je n’arrivais plus à lire, mais depuis j’ai appris à me soigner toute seule. Bon dimanche !

  3. J’avoue qu’il m’avait déçue aussi, d’ailleurs j’en ai pas fait de chronique (pas un partenariat) car j’en attendais beaucoup plus. Le métier de notre personnage principal appelait à tellement plus de profondeur et de passion littéraire. Mais on reste dans le plat, voir presque parfois le cliché, le burlesque. Quel dommage.
    Mais il ne m’a pas non plus fait l’effet négatif que tu nous racontes, disons que c’est une lecture trop moyenne et que j’oublierai bien vite, j’en suis certaine.

  4. Oh dommage, j’avais beaucoup apprécié cette lecture même si je peux comprendre ton point de vue concernant le narrateur, il m’a fait cet effet là aussi au début puis en poursuivant la lecture ma vision a changé. Parfois ça passe, parfois ça casse c’est cela aussi la littérature : ne pas procurer la même sensation à chaque lecteur et ne pas plaire à tous.

    1. Oui j’ai lu ta chronique il y a quelques jours justement !
      Tant pis, ceci dit je sais qu’on partage d’autres « bonnes lectures » en commun ! (comme les Gilles Legardinier pour ne pas le citer)

  5. Oh et bien tu vois ton avis me montre que j’ai eu bien raison de ne pas me jeter sur ce livre, qui me semblait bien prometteur.
    « La bibliothèque des coeurs cabossés » m’avait aussi vendu du rêve, et j’ai eu une déception de ce genre…

    1. J’ai préféré La Bibliothèque des coeurs cabossés quand même, même si je m’attendais à mieux aussi.
      Mais oui pour celui-ci, j’ai carrément laissé tomber !

  6. Il est dans ma PAL et j’ai de plus en plus peur de le lire!
    L’extrait de chronique que tu cites est d’ailleurs celle d’une amie, et elle ne tâcle jamais gratuitement.
    Les avis sont mitigés, donc je vais voir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *