La Vie Secrète de Violet Grant – Beatriz Williams

La Vie Secrète de Violet Grant - Beatriz Williams

La Vie Secrète de Violet Grant (T1/3) ; Beatriz Williams

Belfond

2 juin 2016

544 pages

Quatrième de couverture : Manhattan 1964. Alors qu’elle végète à un poste de pigiste, Vivian reçoit un colis qui va radicalement changer sa vie : une valise, égarée depuis cinquante ans, qui aurait appartenu à sa grand-tante Violet. Qu’est devenue cette brillante scientifique, qui rêvait de devenir la première physicienne américaine ?
À en croire la légende familiale, elle aurait fui l’Europe en 1914 au bras de son amant, après avoir assassiné son époux. Personne ne l’a revue depuis.

Piquée par la curiosité, l’apprentie journaliste se lance dans une enquête sur sa sulfureuse aïeule, avec qui elle ne tarde pas à se découvrir de nombreux points communs : le rêve d’un avenir hors des sentiers battus, des amours compliquées… et toutes deux prêtes à tout pour l’homme de leur vie. Au fur et à mesure que se révèle la vie secrète de Violet Grant, Vivian n’aura bientôt plus qu’une idée en tête : la rencontrer…

Mon avis : Les sagas familiales avec des personnages forts, qui en plus se déroulent sur plusieurs époques, c’est ma came. Ça me rappelle toujours Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, qui avait été un coup de cœur énorme durant mon adolescence. J’avais adoré cette histoire où il y a en fait plusieurs récits en parallèle, ou l’héroïne du futur cherche des échos dans la vie d’un aïeul. Du coup, il est vrai que quand je vois des histoires du même genre, je suis souvent tentée.

Je n’en suis pas moins exigeante (comme pour toutes mes lectures d’ailleurs), et même si je me suis lancée dans La Vie Secrète de Violet Grant avec pas mal d’attentes positives, je voulais voir ce qu’il avait dans le ventre.

Je me suis plongée avec joie dans cette histoire pleine de rebondissements. Vivian Schuyler est une héroïne un peu fantasque, qui n’a pas la langue dans sa poche et froid aux yeux. Elle s’adresse parfois directement au lecteur, ce qui crée une proximité immédiate avec les personnages. L’histoire de Violet, sa grand-tante est très bien amenée, et j’ai beaucoup apprécié l’alternance des points de vue. On passe rapidement des aventures de Violet à celles de Vivian, et cela apporte beaucoup de fraîcheur au récit.

Beatriz Williams s’est visiblement bien documentée pour retranscrire l’atmosphère des labos de recherche scientifique en Europe dans les années 1910, tout comme celle des fêtes mondaines de cette époque (on y trouve Einstein par exemple…). Elle mêle habilement la grande Histoire à la petite, sans faux pas. Ça sonne juste. De même, j’ai aimé la façon dont elle décrit l’ambiance d’une rédaction en ébullition dans les années 1960, où Vivian essaie de grimper les échelons, tant bien que mal.

Il y a de l’action, les événements s’enchaînent bien, le tout est prenant. J’ai peut-être un peu décroché sur la fin, mais c’est parce que sans trop savoir pourquoi, j’ai traîné ce livre quasiment un mois dans mon sac à main, et j’avais l’impression de ne pas avancer. Il faut dire qu’au rythme de 30 pages sur un trajet de métro pour un livre de 540 pages, ça met du temps (oui oui, je me suis mise au calcul).

En bref, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec ce roman historique. Ce n’est clairement pas le roman de l’année, mais c’était plaisant, original, prenant. Je lirai avec grand plaisir d’autres romans de l’auteur.

12 commentaires sur “La Vie Secrète de Violet Grant – Beatriz Williams

    1. J’avais aussi hésité à le lire pour le PrettyBooks Club… Mais sachant que j’allais recevoir celui-là, je me suis dit que ce serait pour plus tard !

  1. Je t’avoue qu’à la base le roman ne me tente pas trop, mais en plus à partir du moment où tu as parlé de Elle s’appelait Sarah, là j’ai complètement décroché. Je garde un très mauvais souvenir de ce roman lol ^^ C’est assez loin de ce que j’aime d’habitude, je passe mon tour.

    1. C’est clair que je ne te l’aurais pas forcément conseillé connaissant tes goûts…
      A choisir, je t’aurais plus dit de lire « La Faim Blanche » ou « Hiver à Sokcho » que je viens de chroniquer il y a quelques jours ! 😉

  2. Merci pour cette découverte, je vais le mettre dans ma WL ! Comme toi, Elle s’appelait Sarah avait été un coup de coeur durant mon adolescence, et depuis, j’adore ces bouquins qui alternent les époques et les récits 🙂

  3. J’avais beaucoup aimé Elle s’appelait Sarah, et j’aime bien aussi les romans (d’ailleurs, en réfléchissant, il y en a plein!) où l’on jongle entre les époques donc te billet me fait envie !
    Pour les calculs, tu vas pouvoir m’aider : je prends le tram mais uniquement pour 4 arrêts (au pire 7′ de trajet) – résultat : au mieux j’arrive à lire 15 pages .. combien de temps me faudra-t-il pour le lire ? LOL
    Généralement, quand je traine un livre si longtemps, c’est pas bon signe (sinon je me plonge dedans nuit et jour et pas uniquement dans les transports) mais peut-être lis-tu parallèlement un autre roman chez toi ? Moi je n’arrive pas à lire plusieurs livres à la fois.

    1. D’habitude c’est vraiment mauvais signe aussi en fait… Je crois juste que j’ai tout simplement moins lu à cette période là.
      J’ai profité de Paris, du soleil, de mon amoureux, et c’est bien aussi ! Ceci dit maintenant je reprends mon rythme de lecture « normal ». Et je lis souvent plusieurs livres en même temps, je plaide coupable !

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