La nullité de la fin d’année – L’amour en minuscules de Francesc Miralles

La nullité de la fin d'année - L'amour en minuscules de Francesc Miralles

L’amour en minuscules

Francesc Miralles

Pocket (1ère parution chez Fleuve)

19 mai 2016

320 pages

Samuel de Juan est un professeur d’allemand solitaire qui aime se réfugier dans la littérature et la musique classique.
De sa bulle, il ne s’échappe que pour donner ses cours à l’université. Mais au lendemain d’un réveillon du nouvel an, une visite inattendue vient bouleverser ses habitudes. Un grattement derrière la porte… Un chat. Qui pouvait s’imaginer que le félin ferait troquer à Samuel sa vie d’ermite pour une vie d’aventures et mettrait sur son chemin un savant lunatique et une belle femme mystérieuse ? Samuel n’est pas au bout de ses surprises…

**

Parfois on regarde un film avec plein d’espoir… et on tombe sur un gros navet. C’est exactement ce qui m’est arrivé lorsque j’ai décidé il y a quelques jours d’attaquer ce roman. Amateurs de bons sentiments, partez tant qu’il en est encore temps, ça va saigner.

J’ai choisi ce livre en me faisant clairement avoir par la loi du marketing ; il est rentré dans ma wishlist il y a quelques mois à cause du titre mais surtout de la couverture, et le résumé ne présageait rien de bien méchant. Le week-end dernier j’ai décidé de l’acheter à l’occasion du Challenge Cold Winter, et je l’ai attaqué dès lundi soir. C’est dire de mon impatience de le lire. Il n’aura pas traîné longtemps dans ma PAL mais il risque malheureusement de ne pas traîner bien longtemps dans ma bibliothèque !

Moi qui voulais un roman cheesy/guimauve qui parle de chats et d’un mec un peu en marge de la société (en vrai j’espérais retrouver le même genre de personnage que dans La Blancheur qu’on croyait éternelle de Virginie Carton que j’avais adoré fin octobre), je n’ai eu droit qu’à un récit complètement décousu, grotesque et tout sauf crédible. Ou en deux mots : l’histoire d’un homme qui découvre un chat à sa porte (1er truc chelou), qui décide bien qu’il déteste les chats de le garder et de le faire vacciner pour le faire adopter par quelqu’un d’autre (2ème truc chelou), qui fait de son vieux voisin inconnu jusqu’alors son meilleur ami en moins de deux jours (encore plus chelou), qui rencontre une femme dans la rue, qu’il avait connue il y a trente ans et il décide en deux-deux qu’il est fou d’elle et il fait par la même occasion connaissance d’un espèce de charlatan passionné par la lune et totalement insupportable dans un bar (bon bref, vous aurez compris combien c’est n’importe quoi).

Non mais sérieusement c’est quoi c’est histoire ? Tout au long de ma lecture, je me suis juste dit que rien ne faisait sens, rien n’était crédible (c’est pire que les téléfilms M6 c’est dire…), et en plus de ça rien n’était touchant. RIEN. Le chat, à la limite parce que je suis l’amie des animaux, mais en fait il sert de plante verte.

La nullité de la fin d'année - L'amour en minuscules de Francesc Miralles

Histoire d’en rajouter une couche : les personnages n’ont rien d’attachant, à croire qu’ils font même la compétition pour être plus cons et insupportables les uns que les autres. Samuel, le personnage principal est un loser de première qui ne drague qu’en parlant via ses références universitaires prétentieuses (au cas où vous auriez pas compris que c’est le genre de personnage que je vomis), il a une vie inintéressante au possible et il se met en tête de draguer une femme qui se fout littéralement de sa tronche. Bref, un homme terriblement attachant. La fameuse Gabriela avec qui il aimerait bien sortir est juste une grognasse de première (mais si tu sais, le cliché sur pattes de la fille chiante qui ne sait pas ce qu’elle veut), et pire que tout, l’espèce de charlatan insupportable obsédé par la Lune m’a juste fait lever les yeux au ciel.

Bref, tout un paragraphe très constructif pour dire que les personnages sont fortement intéressants et touchants. Des amours.

Niveau écriture, rien de transcendant, tout ce qu’il y a de plus basique et fade comme dans la plupart des romans feel-good (mais au moins d’habitude l’histoire rattrape le reste). Allez, histoire de continuer dans la méchanceté et de vous montrer combien il y a du level :

« Elle fit :

-Oui ?

Et cela changea tout. Entendre ce mot avait suffi à faire repartir de plus belle le feu qui ne s’était pas encore éteint. »

Du début à la fin, je n’ai juste pas compris l’intérêt de ce livre et j’ai juste mal au cœur d’avoir perdu sept euros en l’achetant. J’aurais au moins lu mon premier livre espagnol histoire de débloquer un pays sur mon planisphère Livraddict, mais c’est une bien piètre récompense…

Aujourd’hui, c’était donc la chronique d’un roman qui n’a rien pour lui !

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