En roue libre – Lisa Owens

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A mi-chemin entre Bridget Jones et Pénélope Bagieu, un roman drôle et tendre pour décrire le chemin de croix d’une Londonienne quasi trentenaire bien décidée à « trouver sa voie ». Une réjouissante bouffée d’air frais.

À presque trente ans, Claire a décidé de donner enfin du sens à sa vie. Étape 1 : démissionner de son poste dans la « communication créative ». Étape 2 : mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Étape 3 : PRO-FI-TER.
Six mois plus tard, le bilan est cata : Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l’autodépréciation et l’alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d’indices sur l’infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d’ado paresseuse. Claire le sent : la situation lui échappe.

Freud le disait : « L’amour et le travail… Le travail et l’amour, c’est tout ce qui existe. » Mais quand les deux se font la malle, que faire pour reprendre pied ? A quel saint se vouer pour trouver le secret d’une vie réussie ?

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Vous avez déjà été dans la situation où pendant une assemblée, on raconte une blague à laquelle tout le monde rigole et où vous êtes la seule à ne pas comprendre ?

En ouvrant En roue libre de Lisa Owens, j’ai un peu eu cette sensation. Léger malaise dirons nous. Dommage parce que ça partait très bien. Quand on m’a proposé de recevoir ce roman, j’ai directement accepté. J’aime la chick-lit, à petite dose mais quand même, et quand on me promet une héroïne londonienne à la Bridget Jones, je dis oui. La preuve : il y a de cela même pas une semaine je regardais Bridget Jones’ Baby à mon retour de Shanghaï et j’étais la seule à me bananer dans l’avion.

De manière générale, je suis bon public. Je me poile devant tous les bêtisiers de fin d’année (surtout quand les gens font de sacrés gadins), je rigole à coup sûr dès que j’ouvre un roman de Sophie Kinsella ou de Gilles Legardinier, quitte à lire et relire les mêmes blagues invraisemblables tome après tome. Mais là, très franchement, il y a un truc que je n’ai pas compris.

J’ai reçu ce livre lundi et avec une couverture aussi canon, je ne l’ai même pas fait attendre 24h dans ma PAL, ce qui chez moi est un record. J’avais une énorme envie de légèreté pour ne pas trop déprimer le jour de la rentrée et en fait, ce livre m’a plutôt donné envie d’aller creuser mon trou qu’autre chose.

Claire est une jeune femme qui décide de démissionner de son travail où elle n’est plus épanouie. Elle a des économies et son compagnon gagne très bien sa vie, elle se laisse donc un peu de temps pour trouver un nouveau travail où elle se sentira plus elle-même. En bref, elle cherche sa vocation. Sauf que la vocation a du mal à venir, et elle la noie plutôt dans des verres de vin (ou n’importe quoi d’autre qui soit alcoolisé), ou finit par regarder des vidéos de baleine toute la journée sur Internet. Le comble de l’occupation en somme.

Il y a quand même du bon dans ce roman : j’ai aimé la critique qui est faite par l’auteur (volontairement ou non) que l’oisiveté est très mal considérée dans notre société. Au début, Claire veut simplement changer de carrière pour être plus épanouie, ce qui je pense demande un minimum de courage (Vous en rêviez, Elle l’a fait : you know what I mean). Le problème, c’est que quasiment personne dans son entourage ne la soutient. Le chômage est un gros mot que l’on dit à peine du bout des lèvres, une honte absolue. D’autant plus dans la situation de Claire, puisqu’il est choisi.

Le gros problème, c’est que l’héroïne ne rend pas du tout ça crédible : on pourrait vouloir la défendre, mais au final on veut juste la secouer un bon coup, et elle n’en est même pas vraiment drôle. Pire, elle met mal à l’aise.

Claire est chiante, voilà. Ce n’est pas un drame vous allez me dire, moi aussi. Mais je crois que j’ai trouvé pire que moi (je suis largement détrônée pour le coup) et ce n’était pas spécialement drôle à lire. Non pas que je sois jalouse, loin s’en faut, mais parce que je ne l’ai pas vraiment comprise. Elle aurait pu être drôle, mais après une centaine de pages j’avais juste envie de lui dire de se bouger les fesses (comme à peu près tout son entourage) et d’arrêter de râler.

Je suis encore un peu dans l’incompréhension en refermant ce roman, car je crois que je m’attendais à totalement autre chose. A un roman drôle en fait, et je n’ai pas ri. Je n’ai pas retrouvé l’humour et la folie de Bridget Jones et je suis restée sur ma faim. Dommage !

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 En Roue Libre ; Lisa Owens

 Belfond

 Paru le 20 avril 2017

277 pages

9 commentaire sur “En roue libre – Lisa Owens

  1. Je ne vois que des déceptions alors qu’il me faisait tellement envie. Sa couverture était belle, elle me rappelle ces romans qu’on lit exclusivement au printemps ou en été et puis, de temps à autre, la chick-litt, j’apprécie ! Si un jour, je le vois à la bibliothèque (chose qui n’arrivera surement pas…), je l’emprunterais…

    1. D’habitude je ne suis pas du genre à déconseiller un achat quand il s’agit d’un livre, mais là, j’ai du mal à faire autrement !

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