Rencontre avec Ninon Maréchale pour son roman Celle d’Avant

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Rencontrer quelqu’un qu’on ne connaît pas a toujours quelque chose d’intimidant. On se fixe un rendez-vous, souvent dans un café, à une adresse précise, à une certaine heure. Et le jour J, il y a toujours cette petite hésitation, ce petit quelque chose qui fait qu’on ne sait pas vers qui se tourner. On entre, et le serveur vous dit : si c’est une femme blonde aux cheveux courts que vous cherchez, elle vous attend déjà à l’étage.

Samedi 30 avril, j’ai rencontré Ninon Maréchale, à Lille. Et j’ai passé un très bon moment en sa compagnie.

Pour ceux qui ne s’en souviendraient déjà plus, Ninon Maréchale est l’auteur de deux livres auto-édités : Celle d’Avant, son premier roman qu’elle m’a très gentiment envoyé et que j’avais beaucoup aimé, et L’Homme sans Nez. L’auteur m’a confié être en plein dans l’écriture d’un troisième roman – et je l’attends avec grand plaisir !

Suite à ma lecture de Celle d’Avant qui avait été une grande surprise pour moi au début du mois d’avril, l’auteur a accepté de me rencontrer et nous avons pu échanger sur beaucoup de sujets concernant les livres et la littérature pendant quelques heures.

Je lui ai posé plusieurs questions sur son processus d’écriture, parce que je trouve qu’il s’agit toujours de quelque chose de très intéressant. Tout d’abord, pour la présenter un peu plus : Ninon Maréchale est une auteur française expatriée depuis quelques années à Zurich, en Suisse alémanique. Elle y a construit sa petite bulle, où elle vit avec son mari et ses enfants. Depuis trois ans maintenant, elle a décidé d’arrêter son travail pour se mettre pleinement à l’écriture. Elle souhaitait s’y mettre depuis bien longtemps, sans doute depuis son adolescence ou ses années d’étudiante à la fac. En tant que linguiste, elle m’a confié avoir toujours eu l’amour des mots, et l’envie de les manipuler. Elle avait commencé à écrire tout en menant de front sa carrière professionnelle, mais elle a reconnu que c’était trop compliqué, car elle avait besoin de concentration et qu’il y avait toujours trop de préoccupations extérieures qui venaient la perturber. Aujourd’hui, elle écrit principalement la journée, quand ses enfants sont à l’école, et elle estime avoir besoin de se plier à une certaine discipline pour être efficace.

Elle m’a dit accorder beaucoup d’importance à l’écriture de ses romans. J’ai été particulièrement touchée par sa description de son travail ; elle m’a dit chercher un certain équilibre dans chacune de ses phrases, les faire sonner jusqu’à temps que cela lui convienne.

En ce qui concerne Celle d’Avant ; le roman s’ouvre sur les retrouvailles de trois amis, Philippe et Jonas chez leur ami Vincent, sa femme Chiara et leurs enfants. L’auteur a reconnu que l’idée de cette situation initiale lui est venue d’un week-end où plusieurs anciens camarades de son mari étaient venus. Ils avaient des caractères très différents et c’est ce qui l’a inspirée de prime abord. Par la suite, tout est venu au fur et à mesure. Si elle connaissait déjà plus ou moins la trame de l’histoire et la fin, ce sont les événements et péripéties qui se greffent au récit qui lui sont venus petit à petit, à mesure qu’elle écrivait. Je lui ai également demandé si les lieux décrits dans le livre étaient inspirés d’endroits réels, tant ils sont dépeints avec précision. Elle a reconnu que certains lieux comme le restaurant asiatique où mange Louise étaient bel et bien réels. Mais d’autres lui sont venus de certains paysages vagues, d’images diffuses, d’amalgames de différents endroits. Nous avons plus amplement parlé de certains détails, mais il me semblait difficile de les retranscrire ici, dans la mesure où je risquerais de vous gâcher le plaisir de la lecture. Il va de soi que pour moi la fin méritait des explications tant elle est surprenante, mais je ne suis pas assez méchante pour vous la révéler à l’avance !

Il lui a seulement semblé important de rappeler que ce roman n’est pas un thriller à part entière. Une partie de l’intrigue peut sans aucun doute évoquer un bon roman du genre, mais pour ma part je le catégoriserai plus comme un contemporain.

Nous avons ensuite parlé plus particulièrement de l’auto-édition, car j’avais quelques questions à ce sujet. Je dois reconnaître que je n’y connaissais absolument rien, aussi j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus. J’ai également avoué à l’auteur que j’avais quelques réserves en me lançant dans ce roman, réserves qui je pense sont partagées par de nombreux lecteurs. Je m’attendais à un livre mal écrit, peu convaincant. Et je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas du tout. Comme j’ai pu vous le dire plusieurs fois, Celle d’Avant était vraiment surprenant, frais, original. Bref, j’ai été séduite. Et j’ai découvert qu’être refusé par une ou plusieurs maisons d’édition ne signifiait pas forcément que votre texte ne vaut rien. Ninon Maréchale m’a confié l’attente, l’excitation, puis la déception à mesure qu’elle recevait les lettres de refus chez elle. Elle n’a pas souhaité ici s’énerver contre les éditeurs, loin de là. Elle m’a juste expliqué comment elle en est venue à l’auto-publication de son livre par le biais d’Amazon Market Place. Elle avait rangé son manuscrit au fond d’un carton, et finalement, elle s’est décidée à l’en sortir pour l’éditer à moindres frais. Il s’agit en effet d’un moyen assez économique (en tout cas par le biais d’Amazon) puisque les livres sont imprimés à la commande. Il y a juste la possibilité de commander des maquettes, qui elles sont payantes.

Cette rencontre était très intéressante car j’ai beaucoup appris sur le roman et la façon d’écrire de l’auteur, chose que j’apprécie toujours beaucoup, mais aussi parce que j’ai plus en apprendre bien plus sur l’auto-édition.

Pour commander Celle d’Avant – et j’espère que certains d’entre vous se laisseront tenter !

Je tiens à souligner que cet article n’est absolument pas sponsorisé et que j’ai tenu à en parler en mon âme et conscience. J’ai voulu partager avec vous cette découverte le plus possible, qui est bien trop méconnue à mon goût. Car c’est ce genre de rencontres et de découvertes qui font que je suis contente d’être blogueuse ; je prends et je prendrai toujours du plaisir à vous parler de livres que j’apprécie.

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