Revue : Barbe Bleue – Amélie Nothomb

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Titre : Barbe Bleue

Auteur : Amélie Nothomb

Editions : Le Livre de Poche (1ère parution : Albin Michel)

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 125

Quatrième de couverture : « La colocataire est la femme idéale. »

Mon avis : Parmi tous les livres qu’une de mes amies m’a prêtés, il y avait Barbe Bleue, d’Amélie Nothomb, auteure que j’apprécie beaucoup, pour l’originalité de ses romans. Si parfois les titres de ses ouvrages sont assez éclectiques, celui-ci au contraire est assez explicite : il s’agit d’une réécriture du conte de Perrault, Barbe Bleue. Si vous connaissez le conte, vous comprendrez vite là où l’auteure veut en venir dans son livre ; dans le cas contraire, il vaudrait peut-être mieux connaître la trame du conte pour comprendre toutes les subtilités du livre.

Saturnine est une jeune femme belge, qui enseigne à l’Ecole du Louvre, à Paris. Seulement, elle a du mal à se loger (les prix des loyers à Paris, on en parle ?). Son amie Corinne qui travaille à Disneyland accepte gentiment de l’héberger dans son appartement à Marne-la-Vallée, mais voilà, pour Saturnine, cela ne peut plus durer. Au début du roman, on retrouve donc la jeune femme dans une file d’attente pour visiter un appartement mis en colocation. C’est une aubaine, et l’annonce semble trop belle pour être vraie : un homme cherche un colocataire dans son immense appartement du 7ème arrondissement, pour 500€ par mois. Et pourtant, Saturnine est retenue, face à toutes les autres candidates. Il va alors falloir qu’elle découvre son nouveau colocataire, qui est pour le moins original et presque effrayant, puisqu’on dit de lui que les huit premières femmes qui ont autrefois vécu ici ont toutes disparu.

On retrouve là la plume d’Amélie Nothomb, que j’apprécie beaucoup, et ce roman, comme beaucoup d’autres de l’auteure, est quasi exclusivement composé de dialogues acerbes entre deux personnages. On découvre petit à petit le personnage de Don Elemirio Nibal y Milcar, et on se demande ce qu’il va bien arriver à Saturnine.

Néanmoins, la recette n’a pas pris sur moi. Je me suis ennuyée, et je ne me suis pas prise au jeu de la joute verbale entre les deux personnages. A vrai dire, Saturnine autant que Don Elemirio m’ont agacée au possible. Pour moi Saturnine manquait totalement de jugement, le fait qu’elle veuille rester malgré les alertes de femmes disparues me semblait totalement invraisemblable, d’autant que les arguments donnés dans le livre n’en étaient pas vraiment. Et Don Elemirio, avec ses jérémiades d’homme espagnol catholique m’a ennuyée dès le début. De ce fait, les dialogues ne m’ont pas vraiment intéressée, il y avait peu d’action, et la seule chose qui a finalement attiré mon attention est la fin, qui était un peu meilleure que ce à quoi je m’attendais.

En bref, une histoire originale, mais pas du tout le meilleur de Nothomb à mon goût. Je pense relire ses ouvrages un peu plus autobiographiques, histoire de me réconcilier avec l’auteure. Je sais que toutes les critiques ne vont pas dans mon sens, et heureusement sans doute, mais pour moi, c’est une déception !

5 commentaire sur “Revue : Barbe Bleue – Amélie Nothomb

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