Revue : Mange, Prie, Aime – Elizabeth Gilbert

couv953710

Titre : Mange, Prie, Aime

Auteur : Elizabeth Gilbert

Editions : Le Livre de Poche (1ère parution : Calmann-Lévy)

Date de parution : 2008 (2006 aux Etats-Unis)

Nombre de pages : 507

Quatrième de couverture : A trente-et-un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute. Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prendre les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur… Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ?

Mon avis : Dans la série « je relis plein de livres que j’ai déjà lus », j’ai décidé il y a une semaine de ressortir ce livre de mes étagères. Je me souvenais assez bien de l’histoire, mais j’ai ressorti le besoin de le relire. Mange, Prie, Aime est l’un de ces récits de vie qui ne nous laissent pas indemnes. Je n’irai pas juste qu’à dire que ce livre m’a changée ou me changera fondamentalement à l’avenir, mais c’est un livre qui m’a fait réfléchir. Sans vouloir rentrer dans les détails, j’ai vécu beaucoup de choses difficiles ces derniers mois sur lesquelles je travaille encore. C’est quelque chose qui demande beaucoup d’énergie, mais surtout beaucoup de temps, et de la patience, chose que je n’ai pas toujours. Et si j’ai souvent trouvé du réconfort dans les livres, j’ai pensé que celui-ci pourrait me faire un grand bien, et j’ai eu raison.

Ce livre, sous ses allures de fiction, n’en est donc pas une. Si Elizabeth Gilbert était déjà écrivain avant cet ouvrage (et elle l’est toujours !), dans ce livre, elle ne parle que de son expérience. C’est une trentenaire new-yorkaise active qui ne sait plus ce qu’elle veut faire, et qui cherche un sens à sa vie. Sa crise existentielle peut paraître bien mineure, mais son mal-être est très grand. Son livre commence alors qu’elle raconte toutes les nuits qu’elle a passées à pleurer sur le carrelage de sa salle de bains. Elle ne veut pas d’enfants, pour elle son mariage est un échec, elle ne veut pas d’une vie « rangée » comme on lui prévoit. Elle se lance dans une autre aventure amoureuse, qui n’est finalement qu’un échec, et tombe complètement dans la dépression. Mais si elle veut encore se sortir de là, pour elle il faut réagir, très fort, et vite. Elle décide alors de tout plaquer pendant un an, et de voyager. Elle partira quatre mois en Italie, à Rome, pour apprendre l’italien et retrouver le plaisir des bonnes choses, comme de la nourriture, puis en Inde, dans un ashram, pour se concentrer sur son esprit et retrouver la paix intérieure, et quatre mois en Indonésie, à Bali, pour retrouver l’équilibre…et le bonheur.

Ce livre est une véritable leçon de vie, qui, il faut le reconnaître, donne aussi bien envie de voyager. Dans ce livre, Elizabeth Gilbert n’a plus rien à perdre, elle n’a peur de rien, sauf d’elle-même. Elle raconte tout, de ses envies les plus triviales, de ses relations amoureuses, de sa dépression, à ce qu’elle voit, et une chose est sûre : le lecteur en prend plein les yeux. J’ai beaucoup aimé la sensation que j’ai eu de voyager avec elle : j’ai ressenti le charme de Rome, la moiteur de l’Inde, et la douceur de Bali. Elle donne beaucoup d’explications sur la langue, sur l’histoire du pays ou sur la façon dont se comportent les habitants, et c’était très intéressant, sans être ennuyeux. Pour moi, ce livre n’est donc pas uniquement un joli guide pour midinettes en mal de voyage : c’est plus que ça. L’écriture n’est peut-être pas sensationnelle, mais qu’importe finalement. On en ressort différent quand même. Il m’est assez difficile de vous montrer comment ce livre m’a bouleversée, mais il l’a fait, une fois de plus. Je suis donc très contente de l’avoir relu. En le refermant, j’ai eu l’impression d’avoir entre mes mains un condensé de bonheur, alors que le début ne donne pas du tout cette impression. C’est un livre plein d’espoir, original, une incitation au voyage – autour du monde, comme introspectif.

– Je sais que le livre a été adapté en film (avec Julia Roberts dans le rôle principal), je pense le regarder dans les prochains jours… même si les avis sont assez médiocres !

4 commentaire sur “Revue : Mange, Prie, Aime – Elizabeth Gilbert

  1. Je l’ai dans ma PAL pour l’été, et ton avis me donne très très envie ! J’ai besoin de quelque chose de plus léger pour le moment, mais je sens que ça va être une bonne lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *