Revue : Journal d’un Corps – Daniel Pennac

téléchargement (1)

Titre : Journal d’un Corps

Auteur : Daniel Pennac

Editions : Folio (Gallimard)

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 435

Quatrième de couverture : 

13 ans, 1 mois, 8 jours – Mercredi 18 novembre 1936

Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d’autre chose.

50 ans et 3 mois – Jeudi 10 janvier 1974

Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d’abord aux femmes. En retour, j’aimerais lire le journal qu’une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin du mystère. En quoi consiste le mystère ? En ceci par exemple qu’un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l’encombrement de leur sexe.

86 ans, 9 mois, 16 jours – Lundi 26 juillet 2010

Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.

Mon avis : J’avais reçu ce livre en cadeau à Noël, alors qu’il était depuis longtemps dans ma wishlist. Et autant dire que je l’ai traîné…puisqu’il est resté sur ma table de nuit de janvier à…mi-mai. C’est donc l’histoire d’un homme, qui décide de tenir un journal toute sa vie. Mais dans ce journal, il ne consigne principalement qu’un seul type de renseignements : tout ce qui touche à son corps. Le concept était vraiment original, et sachant que j’aime beaucoup Daniel Pennac, je tenais vraiment à lire ce livre. Et clairement, cela confirme mon opinion sur le fait que cet auteur est vraiment impressionnant. Il réussit à parler dans ce livre des choses les plus triviales possibles (quel auteur parle de la sensation qu’il a lorsqu’il fait caca, et le tout de façon classieuse ?), sans tabou. Vous vouliez du corps, vous en aurez ! Les sensations, la douleur, les petits besoins, le sexe, les maladies diverses et variées, tout y passe. De 12 à 87 ans, sans interruption. On suit un homme toute sa vie, ce qui est assez rare dans un roman, et cela est à la fois très intéressant et…perturbant. Cela a un côté assez triste. Ici, comme dans la vraie vie, les personnages vieillissent. Et meurent.

Ce livre m’a laissé une impression paradoxale : j’ai à la fois adoré et détesté son sujet, pour plusieurs raisons, et il m’a semblé biiien trop long. Je l’ai traîné sur tant de mois car très franchement, je me suis souvent ennuyée.

Si l’idée de parler du corps était très bien menée, sur 400 pages, c’est vraiment trop. J’ai perdu patience, et le personnage principal m’énervait. De plus, en vieillissant, j’ai eu l’impression qu’il ne faisait que parler de ces maladies, ce qui en plus d’être peu ragoutant (mais dans un sens, c’est le but), est bien larmoyant (si si, pensez à ces hypocondriaques qui vous racontent tous leurs petits bobos et qui vous ennuient pendant votre pause dej’…). Cela avait quelque chose de logique, puisque le narrateur ne parle que de son corps, mais… Je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose. Je ne me suis pas assez amusée.

De plus, une chose est sûre : ce livre, si vous êtes jeune comme moi, ne donne pas du tout envie de vieillir (mais alors pas du tout). Maladies en tout genre semblent être programme à la lecture de Journal d’un Corps, et cela semble assez déprimant.

J’ai donc un avis relativement mitigé sur ce livre. Si je le recommande quand même, parce que l’idée est vraiment originale, et assez bien menée par l’auteur qui dit absolument tout du corps, en passant par le plus honteux, je l’ai trouvé vraiment trop long et je me suis ennuyée. Dommage !

3 commentaire sur “Revue : Journal d’un Corps – Daniel Pennac

  1. Je garde un bon souvenir de ce livre, je l’avais lu à sa sortie d’ailleurs (un chèque cadeau Fnac !). J’aime énormément Pennac, et cette autobio revisitée m’avait bien plu. Il avait un côté très novateur en matière d’autobiographie. Mais je peux comprendre tes réticences quant aux longueurs, et l’appesantissement sur les « bobos » peut être pénible.
    Je te mets à tout hasard le lien vers mon vieil article (trois ans et 14 jours exactement ^^). Je commentais à la capesienne, c’est donc un tantinet jargonneux… mais pour une khâgneuse (hypo?) ça passe :p
    Bonnes lectures !!!

    1. Pour le côté novateur, il mérite la palme ! Moi qui ai travaillé l’autobiographie toute l’année pour mon programme de khâgne, celle-ci avait en effet un côté très cool.

      Je lirai ton jargon de khâgnosaure avec plaisir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *