Revue : Et Monter Lentement dans un immense Amour… – Katherine Pancol

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Titre : Et Monter Lentement dans un immense Amour…

Auteur : Katherine Pancol

Editions : Albin Michel

Date de parution : 2001

Nombre de pages : 327

Quatrième de couverture : « C’est beau un homme de dos qui attend une femme. C’est fier comme un héros qui, ayant tout donné, n’attend plus qu’un seul geste pour se retourner ».

Mon avis : Il s’agit là encore d’un de mes emprunts en bibliothèque, que je viens tout juste de terminer. J’avais redécouvert Katherine Pancol au mois d’avril avec la trilogie de Joséphine Cortès, dont j’avais relu les deux premiers tomes (chroniqués il y a peu sur le blog) : Les Yeux Jaunes des Crocodiles et La Valse Lente des Tortues. S’agissant de deux coups de coeur, je voulais découvrir cette auteure sur un autre terrain, ou du moins, voir ce qu’elle avait pu écrire auparavant. Mon choix s’est donc porté sur ce livre.

Angelina est une jeune femme qui va se marier. Alors qu’elle va chez le médecin quelques jours avant la cérémonie, elle rencontre un homme dans l’ascenseur qui va tout faire basculer. Entre eux, c’est bête, c’est presque inexplicable, mais c’est le coup de foudre. Angelina le laisse partir au début, assez perturbée, mais une fois sortie de chez le médecin, elle veut remuer ciel et terre pour le retrouver. Il s’appelle Mann, il lui demande de l’attendre, il reviendra et ils seront heureux. C’est le début d’une histoire d’amour compliquée, faite d’attentes, de confiance et de doutes, mais qui est pour le moins intense, puisqu’elle change irrémédiablement la vie de ses protagonistes. Ce livre, c’est aussi le portrait d’Angelina, puis le portrait de Mann, mais aussi l’histoire de la mère d’Angelina, qui ne sait plus que faire tant elle ne la comprend plus, et celle du concierge de l’immeuble avec qui Angelina se lie d’amitié, M. Despax.

« Rien n’est impossible. Je peux tout comprendre. Je comprends bien qu’il y a cinq minutes, je pouvais vivre sans vous et que maintenant je ne peux plus. C’est cela même qu’on appelle la vie, que tout puisse vous arriver à n’importe quelle heure, n’importe comment, quand vous vous y attendiez le moins. C’est ça la vie. Le reste, c’est de la survie, ce n’est pas pour vous. Ni pour moi d’ailleurs. »

Avant d’ouvrir le livre, j’avais vu beaucoup de critiques négatives concernant l’histoire. C’est sûr, le coup du coup de foudre peut paraître peu crédible. Mais j’ai trouvé qu’il était très bien amené dans le récit. L’auteure laisse transparaître l’hésitation de ses personnages, notamment Angelina, réticente aux avances de Mann au début, et qui ne comprend pas ce qui lui arrive. J’ai apprécié une fois de plus la façon dont l’auteure crée des personnages complexes, qui hésitent, doutent, changent d’avis. L’écriture n’était pas du tout la même que dans ses livres les plus récents, et je pense d’ailleurs que c’est ce qui a pu gêner nombre de lecteurs. C’est une écriture lente, poétique, faite de métaphores et de réflexions diverses sur la vie. Côté action, d’accord, il faut parfois attendre. Je dois reconnaître qu’il y avait quand même beaucoup de longueurs, et c’est le réel point faible du roman. Mais à part cela, j’ai été conquise ! L’auteure arrive encore à raconter une histoire d’amour, avec l’émotion, mais sans le niais. Pour ça, bravo !

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