Revue : Les Jolis Garçons – Delphine de Vigan

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Titre : Les Jolis Garçons

Auteur : Delphine de Vigan

Editions : Le Livre de Poche (1ere parution : JC Lattès)

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 149

Quatrième de couverture : Prenez un homme qui aime les femmes,

le corps des femmes surtout.

Il a une quarantaine d’années,

il est beau mais fatigué.

Prenez une femme qui aime les hommes,

la peau des hommes mais pas seulement.

Elle va avoir trente ans, elle est jolie

quand elle y prête attention, parfois

on se retourne sur elle, on la dévisage,

parfois elle est grise, on ne la voit pas.

Trois hommes dans la vie d’Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l’illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s’en défaire ?

Mon avis : J’avais redécouvert Delphine de Vigan au mois de janvier grâce à la vidéo de Margaud, qui m’avait définitivement donné envie d’ouvrir de nouveau un de ses livres, après avoir lu No et Moi au collège. J’avais lu en janvier Jours sans Faim, roman plus ou moins autobiographique sur l’hospitalisation d’une jeune fille anorexique. Si vous aviez déjà lu ma revue (ici !), vous devez savoir combien ce livre m’avait marquée, et il s’agissait d’un énorme coup de coeur. Du coup, au début du mois, j’ai craqué chez Gibert en trouvant plusieurs de ses livres en occasion. Quelques jours après, je me suis lancée dans Les Jolis Garçons. J’avais très hâte de redécouvrir la plume si particulière de l’auteur, et je n’ai pas été déçue de ce point de vue là. J’ai retrouvé ses formules sentencieuses, ses comparaisons si originales, et son écriture très fluide. Ici, on découvre Emma, une jeune femme qui au travers de trois nouvelles, va nous parler de trois des ses histoires d’amour. L’idée m’a beaucoup plu, car cela permet à la narratrice d’aborder chacune de ses histoires avec toute sa singularité. On découvre donc par le biais d’Emma trois hommes, tous différents, tous très bien décrits. Le vocabulaire parfois cru qu’emploie l’auteur ne pas gênée. J’ai aimé le recul que prend Emma lorsqu’elle parle de ses histoires. Elle paraît assez détachée – ce livre n’est pas du tout une romance, ni trois romances, le style mélodramatique y est totalement absent. Il s’agit sans doute plus d’une réflexion sur l’amour, sur le couple, sur les sentiments de façon générale…

Le livre, court, m’a plu, même s’il m’a vraiment manqué quelque chose. Les nouvelles m’ont semblé fades, malgré l’écriture si magique de l’auteur. Je lui ai mis 14 sur Livraddict. J’ai trouvé que même si certaines réflexions étaient très réalistes, le livre donne une vision très pessimiste de l’amour (romantiques, s’abstenir !), même si la troisième nouvelle est beaucoup plus comique que les autres et vient apporter une note plus légère. Pour autant, je me replongerai très vite avec grand plaisir dans un livre de Delphine de Vigan, même si celui-ci ne m’a pas complètement convaincue.

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