Revue : Malavita – Tonino Benacquista

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Titre : Malavita

Auteur : Tonino Benacquista

Editions : Folio (Gallimard)

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 374

Quatrième de couverture : « Ils prirent possession de la maison au milieu de la nuit. Une autre famille y aurait vu un commencement. Le premier matin de tous les autres. Une nouvelle ville. Un moment rare qu’on ne vit jamais dans le noir. »

Une famille d’Américains s’installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous.

Une famille apparemment comme les autres en somme. Une chose est sûre, s’ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner…

Mon avis : J’avais acheté ce livre fin janvier chez Gibert sans trop d’attentes. J’avais vu tout d’abord le film Malavita (par Martin Scorsese et Luc Besson, avec Robert de Niro et Michelle Pfeiffer), que j’avais bien aimé – un bon mélange entre comédie et film d’action. J’avais ensuite découvert l’existence du livre, mais grâce à une revue assez négative (désolé, je ne sais plus sur quel blog !). Néanmoins, pas démotivée pour autant, j’ai voulu me faire mon propre avis, et le livre étant d’occasion, c’était parfait.

Une chose est sûre, déjà : le film est relativement fidèle au livre. Seuls certains détails ont été raccourcis ou rajoutés (notamment une histoire avec Belle et un de ses professeurs qui n’existent pas dans l’histoire originale). Ma lecture a sans doute été influencée par le film (j’imagine que vous aussi quand vous pensez à Harry Potter maintenant vous voyez Daniel Radcliffe…), et c’est dommage, parce que mon avis ne sera sûrement pas totalement objectif. Néanmoins, je peux vous assurer que je n’ai pas été déçue et que c’était une très bonne découverte.

C’est donc l’histoire d’une famille d’Américains, les Blake, que l’on va suivre alors qu’ils débarquent en Normandie, dans un village un peu perdu, en résidence surveillée. On apprend très vite que le père, Fred, est un repenti de la grande mafia à Newark (dans le New Jersey aux Etats-Unis). Ambiance un peu le Parrain, vous voyez… Mais ici, ce n’est plus la même chanson. lls doivent essayer de se réinsérer de manière discrète, puisqu’ils ont été envoyés en France par la CIA afin de ne pas être retrouvés. On découvre donc petit à petit chaque personnage de la famille, qui fait mine d’être exemplaire. Or aucun d’entre eux ne parvient réellement à se tenir tranquille pour ne pas se faire remarquer, ce qui rend furieux les agents de la CIA qui vivent de l’autre côté de la rue et sont censés les surveiller.

C’était une histoire vraiment sympathique à lire, et je ne me suis pas ennuyée. Je m’attendais à des longueurs au vu de ce que j’avais entendu de ce livre, mais non. Du moins, j’ai apprécié le fait que l’auteur se plonge réellement dans la psychologie de chaque personnage (à part Belle, ma grande déception. Pourquoi en avoir fait un personnage si superficiel ??). Certes, il y a une longue parenthèse dans le livre qui dure une quarantaine de pages – mais dans celle-ci, à chaque fois un petit détail compte, et va faire prendre tout son sens à l’histoire. J’ai d’ailleurs trouvé que l’histoire semblait plus crédible dans le livre de la façon dont les événements sont racontés que dans le film, parce qu’il fallait qu’il y ait de l’action, donc les événements passent beaucoup plus vite.

C’est une histoire pleine d’humour, de clichés parfois aussi, mais que j’ai appréciée, et qui m’a donné envie de découvrir plus de livres de cet auteur. J’ai beaucoup aimé la manière dont il écrivait, même si je ne saurais pas vraiment l’expliquer. J’ai aussi apprécié les passages écrits en caractère dactylographiés dans le texte, qui symbolisent des extraits de ce qu’écrit le père, Fred (qui en fin de compte veut écrire ses Mémoires). Le style d’écriture adopté est totalement différent, plus « brut de pomme », et je trouve que l’auteur a vraiment bien su jouer avec ça.

Je ne sais pas si l’on peut dire qu’il y a un gros cliffhanger à la fin, mais j’en voulais quand même plus, car j’ai trouvé que le récit s’achève de façon assez abrupte. Mais je suis rassurée, la suite est déjà sortie chez Folio « Malavita Encore« , et je sens que je vais bientôt me débrouiller pour me la procurer…

Petit bonus : je vous partage de nouveau la bande-annonce du film, pour se faire une petite idée !

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