Derrière les Portes – B. A Paris

Derrière les Portes - B. A Paris

Derrière les Portes (Behind Closed Doors) ; B.A Paris

Hugo et Cie / Hugo Thriller

Paru le 5 janvier 2017

320 pages

Jack est un homme charmant, un avocat brillant et un époux attentionné. Grace est une femme élégante, une maîtresse de maison talentueuse. Mais pourquoi ne la voit-on jamais sans son mari ?

Parfois, un mariage parfait cache un mensonge parfait. Et vous, connaissez-vous vraiment vos amis ?

Quand j’ai vu le pitch de ce thriller, j’ai tout de suite été motivée à le lire. Les quelques lignes de la quatrième m’ont très vite rappelé Petits Secrets, Grands Mensonges de Liane Moriarty et Une famille trop parfaite de Rachel Abbott. D’accord, j’avais été un peu déçue par ces deux romans. Mais je ne suis pas rancunière et du coup, lancée dans le week-end à Mille, je me suis dit qu’un bon thriller était un livre parfait pour l’occasion.

Je risque de ne pas vous en dire beaucoup plus que la quatrième de couverture pour une bonne raison : il y a certains livres qui se découvrent à l’aveugle, autrement on en perd la moitié du plaisir. Bon, dans le cas présent, ça éviterait peut-être à certains d’avoir la trouille alors je vais faire simple : âmes trop sensibles, s’abstenir. Tout simplement.

Pas de gore dans ce thriller mais simplement une intrigue oppressante qui vous fait remuer les méninges à trois cents à l’heure. Les twists s’enchaînent à une vitesse folle et on a difficilement le temps de reprendre son souffle – ce qui est terriblement agréable dans le cas d’un thriller.

Le début de l’histoire ne m’avait pourtant absolument pas convaincue : l’auteur nous présente un couple parfait, celui de Jack et Grace, vivant dans leur banlieue chic près de Londres, dans une maison cossue, et recevant des amis avec ce qu’il faut de mondanités. Evidemment, on s’y attend, tout cela n’est qu’apparences et leur couple n’a rien d’idyllique. Jack est plutôt spécial dans son genre, mais là encore rien de tellement surprenant. En effet, la narratrice, Grace, revient par alternance entre des événements passés et présents, qui permettent au lecteur de faire petit à petit des connexions et de comprendre comment elle a pu en arriver là. (Où ça là ? Motus et bouche cousue, à vous de le découvrir !). Le gros problème – parce qu’après tout j’ai bien dit qu’il y en avait un – c’est que la narratrice revient sur sa rencontre avec Jack. Et là, j’avais juste envie de rire. Grace est d’un niais au possible, crédule et à côté de ses pompes, et j’ai un peu eu envie de lui casser les dents. Ce qui est quand même bête car elle ne l’a absolument pas mérité.

Derrière les Portes - B. A Paris

Niveau écriture de folie, on repassera également, l’auteur ne fait pas dans la dentelle. Si j’ai cru que ça allait vite m’agacer au début, heureusement, avec l’intrigue du thriller qui reprend le dessus et l’action omniprésente, je n’y ai plus vraiment fait attention. Mais amateurs de grande littérature sirupeuse, passez votre chemin.

Néanmoins, on passe quand même vite à du bon. Une fois qu’on comprend en quoi ce mariage n’a rien des Feux de l’Amour (enfin, quoique, sait-on jamais), tout s’enchaîne et on est complètement pris par l’histoire. Un vrai page-turner – j’en ai oublié de manger avant 22h30, autant dire que c’est un sacré critère. Et après j’ai un peu flippé toute seule dans ma cuisine – ce qui est un second critère de qualité si on veut. B.A Paris s’amuse à malmener son personnage et nous avec, nous mettant dans un état de frustration extrême.

Je m’attendais aussi à une fin relativement convenue, et même si j’en avais deviné une partie, j’ai encore une fois été surprise par la façon dont l’auteur l’amène, tout en suspense.

C’était donc un thriller sympathique, avec quelques défauts, mais parfait pour un Week-end à Mille, un voyage en train un peu trop long, ou un dimanche après-midi. Un bon roman du genre, pas des plus surpenants du point de vue de l’intrigue, mais une belle découverte, ni plus ni moins.

4 commentaires sur “Derrière les Portes – B. A Paris

    1. Bon après étant une flippette de première faut pas trop se fier à mon échelle de trouille… Mais ça fait quand même un peu froid dans le dos, même si comme je l’ai dit il n’y a rien de gore ou quoi !

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